Association Dance with Rosa Lisses SIRET 821 915 824 00014
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La danse AFROBEAT

 

Qu'est-ce que la danse Afrobeat ?

 

Ce qui était au départ un genre musical mélangeant Percussion Afro, Jazz et Funk, originaire du Nigeria créé par Fela Kuti, est devenu un genre musical mixant sonorité Afro, Hip-Hop par tous les plus grands DJ. 

Il s’agit d’une danse originaire du continent africain qui mélange différents styles de danse africaine comme le CoupéDécalé, Ndombolo, l’Azonto, le kuduro, l’afrohouse… ou encore le dancehall. A ne pas confondre avec les danses traditionnelles africaines. 

Toutes ces danses venues de Côte d’Ivoire, du Congo, d’Angola et d’ailleurs se retrouve mélangées dans l’Afrobeat (que certains appellent Afro Style).

 

Les différents styles de danse Afro :

La danse Afro est très riche en histoire puisque les premières danses traditionnelles et tribales existent depuis des millions d’années. Chaque pays et chaque Ethnie d’Afrique à, au départ, sa propre manière d’interpréter la danse. Il en existe énormément.

Plus récemment, avec le développement de la musique, on a vu apparaître de nouveaux styles de danse plus commerciale qui ont évolués en corrélation avec l’évolution des styles de musiques africaines.

Ci-dessous, nous nous intéresserons uniquement aux principaux styles de danses qui seront travaillés avec les élèves de l’association DWR : l’azonto, le coupé-décalé, l’Afro-House, Kuduro, Ndombolo, Afro-Newstyle, Logobi, Mbalar.

Azonto :

L’Azonto est une danse originaire du sud du Ghana (à Bukom, Chorkor et Jamestown) qui est apparue dans les années 2000.

Cette danse était anciennement appelé apaa (mot qui signifie travail dans une langue locale du Ghana). Ce sont les lycéens ghanéens qui se sont très vite appropriés la danse et qui lui ont finalement donné le nom d'azonto. Selon certains, le terme azonto peut aussi faire référence à une fille de mauvaise vie. D'autres disent qu'il proviendrait du terme eqwuiztu en quaran, qui signifie danser de manière avenante.

Né début 2000’s, ce style de danse ne sera révélé qu’en 2006. Au départ, cette danse s'inspire de gestes quotidiens tels que repasser, laver le linge, conduire ou encore nager ou prier, mais aussi d'autres scènes de la vie courante telles que les bagarres de rue (boxe). Aussi, lorsque les lycéens se sont emparés du phénomène, ils ont proposé leur propre interprétation en inventant de nouveaux mouvements qui ont fait tendre la danse vers quelque chose de moins brut.

Ce qui était au départ une danse parmi d'autres au Ghana est vite devenu un phénomène qui, en quelques mois, a dépassé les frontières nationales et même continentales

Certains artistes ont accru la notoriété de l'azonto en s'y essayant eux-mêmes, souvent en inventant leurs propres chorégraphies et en mixant les rythmes habituels avec d'autres rythmes, pour proposer une nouvelle version de la danse.

Les mouvements de base de l'azonto sont donc la reproduction de gestes quotidiens que l'on mime. Ces gestes sont principalement ceux qui incluent l'usage des mains. Toutefois, tout le corps est sollicité, tout le corps bouge. Le mouvement du pied (qui entraîne lui-même un mouvement de la jambe, droite ou gauche, c'est selon) est caractéristique de l'azonto. Parmis les différents Steps (pas), nous pouvons retrouver « Amanda », « Alanta-zonto », « Kung-fu », « Something Something », « Self-defense », « Olivier Twist », « African Zombie ».

Elle se caractérise principalement par son expressivité qui se lit en particulier dans les expressions faciales qui sont rieuses et désinvoltes et par l’humour qui émane de ses mouvements.

 

Coupé-Décalé :

Le Coupé-Décalé est un genre musical originaire de Côte-d’ivoire, qui est né en France en 2002 chez la communauté ivoirienne vivant à Paris (la Jet Set).

À l'origine, il s'agissait de caricaturer une danse du groupe ethnique Attié (Côte d'Ivoire), d’où l’emprunt de « Akoupé », de la ville Attié du sud-est de la Côte d'Ivoire où se pratique cette danse. Au fil du temps, la danse se popularise sous l'impulsion d'un groupe de DJs ivoiriens tel que DJ Jacob et on nomme la danse « Décalé-coupé » puis « Coupé-décalé » pour des raisons esthétiques. Des figures qui deviendront emblématiques émergent, il s'agit d'abord des créateurs : La JetSet (groupe), composé de Stephane Hamidou Doukouré, plus connu sous le nom de Douk Saga (créateur du coupé-décalé), Molare, Boro Sanguy, Solo Béton, Chacoolé, Lino Versace, Kuyo Junior et Serge Defalet. DJ Jacob soutiendra le mouvement. Conscient de la popularité grandissante du mouvement, David Monceau insiste pour créer un mouvement musical, ainsi Douk Saga sort le premier morceau dénommé « Sagacité » (promo de son album) en 2003. Le clip vidéo « Sagacité » promeut la danse, mais aussi les concepts qui accompagnent le coupé-décalé : « Farot farot » (faire le malin), « Boucantier » (homme qui fait parler de soi, qui fait son « Boucan »), « Travailler » (jeter des billets de banques).

Contexte :

Derrière ces « looks bling bling », ces danses très amusantes se cachent une histoire et des significations qui échappent en grande partie aux non-initiés.

Le Coupé Décalé est apparu dans deux contextes particuliers qui ont contribué à charger de sens ce mouvement d'apparence si superficiel. Apparu dans les milieux ivoiriens à Paris, le Coupé Décalé se développe grâce à une jeune génération de migrants à la vie dure et aux activités plus ou moins obscures. Le nom même de la chanson, dépasse d'ailleurs pour les connaisseurs la simple description chorégraphique. En Nouchi, l'argot ivoirien, couper signifie, voler, arnaquer, et décaler, s'enfuir, rentrer au pays. Le Coupé Décalé se référant à l'origine à l'art des “brouteurs”, petits bandits spécialisés dans l'escroquerie sur Internet ciblant généralement les pays les plus développés.

 

Principaux mouvements :

Les artistes ont laissé libre cours à leur imagination et toute une série de nouveaux concepts sont apparus. La particularité du coupé-décalé est que chaque artiste créé son propre concept et son propre style, ce qui en fait un genre en constante évolution qui résiste au nouvelle tendance du continent, ce qui fait la force du Coupé-décalé c'est surtout la créativité de ces artistes qui ne cesse de le faire évoluer, en créant toujours plus de nouveau concepts a succès.

Le coupé-décalé se compose de plusieurs pas de danse appelés concepts, voici quelques exemples : « Guantanamo », « caméra », « aile de pigeon », « zoropoto », « kpangor », « mafouet », « grippe aviaire », « moce dadass »…

Artistes de références : La Jet Set, Douk Saga, Molare, DJ Arafat, Boro Sanguy, DJ Jacob, Kedjevara …

 

Afro-House :

 

La musique AfroHouse est un savant mélange entre les sonorités électroniques de la House Musique  provenant des USA et des rythmiques à consonances Africaines.

Né en Angola, l’Afro-House est un mélange, un lien, une fusion entre les danses ancestrales traditionnelles africaines (sabar, pantsula…) et les fondamentaux techniques de la House Dance (en HipHop). Mais contrairement à cette dernière, qui est plus aérienne, les steps sont ici plus ancrés et enracinés dans le sol.

Il s’agit d’une danse énergique et parfois agressif qui se pratique dans une atmosphère décontractée et pleine d’énergie sur des musiques caractérisées par la richesse des instruments…

Le danseur Ousmane Sy dit Babson est l’un des précurseurs de la danse Afro-House en France.

 

Kuduro :

Le Kuduro est un courant musical originaire d’Angola. Elle a été inventé par Tony Amado en 1996 qui s’est inspiré d’une attitude de Jean-Claude Van Damme et aussi d’une danse de Malanje, province d’Angola.

Tony Amado raconte : « Un jour j’ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul (Kickboxer). Il était tellement raide, (kuduro). J’ai repris ses pas, accéléré un peu la cadence, et c’est ainsi qu’est née la danse. »

Le Kuduro est très populaire en Angola, au Cap-Vert, au Portugal, au Brésil, au Mozambique, en Guinée-Bissau, à Sao Tomé et Principe, en Guyane française et aux Antilles françaises.

D’un point de vue musical, c’est un mélange entre autres de house, de kizomba, dont le rythme est accéléré.

Cette danse s’est répandue par l’intermédiaire de vidéos et clip et notamment en France avec la musique « Tchiririi »

Le kuduro, à la base, se danse à plusieurs. Cette danse est un ensemble de pas plus ou moins géométriques et définis réguliers qui sont accompagnés d’une musique suivant les différents pas. Il existe plusieurs versions de Kuduro, mais la première reste néanmoins la plus facile et la plus populaire.

 

Ndombolo :

Le Ndombolo est une danse originaire de la République démcratique du Congo, appelé aussi « cri » à Kinshasa. Cette danse est une dérivée de la rumba congolaise, du soukouss et styles de la musique et danse urbaine congolaise. Elle a connu un engouement et un succès entre les années 1996 et 2000.

 

Au delà, l'essence du ndombolo est de s’amuser et de danser lors de soirées arrosées, tout en sensualité et agrémentées d'une belle ambiance festive.

Pour ce faire, le ndombolo se caractérise généralement par une composition des chansons en deux parties, une première, lyrique, en tempo modéré, communément appelée rumba congolaise ou soukous, et une seconde partie, dénommée sebene[][  ](ce terme - prononcer sébéné - vient de l'anglais seven, sept, et désignait à l'origine l'accord de septième) ; cette séquence, plus rapide, appelé aussi « partie chauffée », est davantage consacrée à la danse.

En termes de danse, le Ndombolo est basé sur un mouvement de balance du corps d'avant en arrière. À ce balancement de base se rajoutent un déhanchement précis du bassin et des figures rapides, plus ou moins complexes, exécutées avec les bras et les jambes. La position de départ s'inspire de celle des danses africaines traditionnelles, avec les genoux légèrement pliés et le buste basculé en avant. Cette posture permet notamment de mettre en valeur le mouvement de déhanché. Alors que les ondulations du bassin se font d'une manière plus douce et sensuelle pour les femmes, ils sont saccadés et rapides pour les hommes. Le Ndombolo comporte une dimension d'expression faciale importante, elle permet d'ajouter des mimes et de compléter la danse avec une communication avec le public

 

Afro-Newstyle

L’afro-NewStyle est une danse récente qui est apparue avec l’évolution et la popularisation des musiques afro, afrobeat et l’émergence des artistes afro de plus en plus populaires.

L’Afro NewStyle est une danse plus technique qui va mélanger différents styles de danse afro, mais sa particularité c’est que les danseurs vont davantage jouer sur la musicalité, les accents et jouer sur les isolations des parties du corps pour faire des « blocages ». Un des groupes afro actuel les plus populaires est très représentatif de ce style : la Vipajiz.

 

Logobi

Le Logobi (signifie en nouchi, langage des jeunes des ghetto, faire le malin) aussi appelé "danse des gros bras" est une danse consistant à reproduire des combats de rue avec les pieds et les mains. Elle tire son origine d'une danse codifiée par les loubards et membres des gang de rue d' Abidjan. Le Logobi est né dans les années 1980 dans les ghettos de différents quartiers d'Abidjan en Côte d’Iivoire.

Le Logobi est un genre musical inventé en 1986 par le célèbre gangster John Pololo qui terrorisait la ville d'Abidjan par sa force physique, champion d'arts martiaux d'où il tirait son inspiration.

Imitant des gestes des loubards ou bandits en action lors de combats de rue, il relate les réalités sociales diverses vécues par les loubards et porte tantôt des messages de courage, tantôt des messages de loubards ou, bien plus souvent, explique la vie à travers leur vécu. Sa philosophie est basée sur la culture des arts martiaux, des réalités sociales, de la misère, et prône le courage. Le Logobi est également connu sous le nom de la « danse des gros bras » et lorsqu'il est pratiqué en acoustique ou en live, sous le nom d'« ambiance de la rue ».

A la fin des années 2000’s le groupe LOGOBI GT a permis de populariser ce style de danse en France.

 

Mbalax (prononcé « Mbalar »)

 

Le mbalax (ou mbalakh) est un type de musique populaire très dansant et très rythmé, d'origine sénégalaise. Il s’agit du genre musical le plus populaire du Sénégal, basée sur les percussions dont le tama et le sabar.

Le mbalax est un type de musique dont la technique provient en partie de la tradition de la musique religieuse et conservatrice Sérère de Njuup, a développé au Sénégal.

Genre populaire au Sénégal et en Gambie, il se développe des rythmes traditionnels du peuple Wolof et absorbant une influence cubaine et occidentales postérieur, avec des influences funk et reggae. Il incorpore des instruments à percussion traditionnels et chantant surtout en wolof, français et parfois l’anglais, avec des instruments électriques modernes comme la guitare électrique, la basse électrique, le synthétiseur, la batterie et aussi typiquement la section de cuivre. Il a été rendu populaire par la pop star sénégalaise Youssou N’Dour.

Lorsque la musique est jouée avec les sabars, pour les femmes c’est l’occasion de se vêtir de leurs plus beaux boubous et de dévoiler leurs charmes par leur jeu de jambes.

Quelques artistes de références : Youssou N’Dour, Viviane N’Dour, Wally Seck, Aminata Fall, Coumba Gawlo…

 

Sources :. (amotiondance.net, Wikipédia, fresquesina.fr, sport-et-nationalité.over-blog.com, ac-guadeloupe.fr, au-senegal.com)

 


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