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Le HipHop (ses origines et les différents styles)

Thèmes de cette page  :

- Contexte dans lequel est né le Hip Hop

- Origines du courant Hip Hop

- Développement de la danse

- Les différents styles de danses Hip Hop

 

Dans le langage courant, lorsqu'on parle de hip hop, on fait souvent référence à la danse, mais cette considération n'est que partiellement vraie. Au-delà d'une danse, le hip-hop est un courant culturel qui prend ses origines à la fin des années 1970 aux États-Unis et en particulier dans les rues de New York.

Contexte dans lequel est né le Hip Hop:

Dans les années 50/60, le contexte socio-politique et économique des Etats-Unis est difficile. Cette période marque le fossé entre la majorité blanche américaine, qui profite du rêve américain et les minorités (en particulier noire et hispanique), dont les conditions de vie se dégradent. Les mouvements identitaires se forment et sont réprimés (notamment les Black Panthers) et leurs leaders disparaissent (Martin Luther King, Malcom X). Les communautés des grandes villes, en particulier New York, se replient sur elles-mêmes dans des guettos où les gangs prennent une importance sociale de plus en plus marquée. L’insécurité, la délinquance et la drogue font alors partie du quotidien.

Dans le même temps, la musique noir américaine affirme son identité et le funk et la soul deviennent des modes d’expression et de revendication privilégiés. Les pionniers de cette culture posent les fondations sur lesquelles sera bâti le hip-hop : James Brown, The Last Poets, Sly and the Family Stone, Gil Scott Heron ou encore Stevie Wonder et Mickaël Jackson.

La culture hip-hop naît de cet environnement défavorisé et des tensions sociales, raciales et politiques de l’époque. L’extrême économie des moyens à mettre en œuvre, l’utilisation de la rue comme scène ou lieu d’exposition, la spontanéité de l’improvisation, contribuent à l’élaboration et à la propagation d’un mouvement culturel qui se répandra rapidement à l’ensemble du pays puis au monde entier pour devenir la culture urbaine phare du XXe et du XXIe siècle.

Origines du courant Hip Hop :

Le hip hop est, avant toute chose, un mouvement culturel et artistique complet qui est apparu aux Etats-Unis dans le Bronx (quartier défavorisé de New-York) au début des années 1970. Le Hip Hop est une réponse aux conditions de vie régnant dans ces quartiers pauvres, il mêle des aspects festifs et revendicatifs.

Ce courant est issu d'un mouvement non violent du Bronx lancé par Aka Kahyan Aasim alias Afrika Bambaataa et qui, malgré ses airs de Mister T, prônait le respect et la fraternité. Fondateur du mouvement Zulu Nation il se pose défenseurs du hip hop et des valeurs véhiculées par leur slogan « Peace, love, unity and having fun » (Paix, amour, unité et joie, plaisir…). L’influence de ce mouvement s’étend jusqu’en Europe au milieu des années 1980. Les jeunes voient dans ce mouvement un moyen de s’exprimer pour faire parler d’eux.

 

 

L’appellation « hip hop » reprend différentes formes d’arts dont la musique, la danse, l’art des Graffitis, le Djing (DJ) et le Rap. C’est le plus souvent par l’expression musicale, et depuis quelques années par la danse, que cette culture hip hop est plus connue. Hip signifie « in, dans le coup, cool », le Hop renvoie à l’idée de « sautillé, en activité ».

Comme pour la plupart des danses, c’est  avant tout la musique qui Inspire un nouveau style de danse. Afin de bien comprendre les origines, l’évolution et les particularités des danses venant du courant hip hop, il est important de concevoir que le développement de la musique hip hop et celui de la danse se confondent et qu’ils sont indissociables.

Du fait de sa constitution, la musique du hip-hop a induit différentes manières de bouger. Issu des communautés afro-américaines et portoricaines de New York, le hip-hop s'est développé dans les rues et on a pu assister rapidement à la formation de groupes de danseurs (crew) qui rivalisaient d'agilité dans des confrontations (battles). Ces compétitions informelles consistaient, au centre d'un cercle formé par les spectateurs et les danseurs, en une alternance d'improvisations (freestyles) entre les différentes équipes ou danseurs afin de déterminer qui était le meilleur et le plus spectaculaire. Ces défis vont mener les danseurs à produire des mouvements toujours plus durs, d’où les figures acrobatiques au sol, emblématiques du "Breakdance".

Développement de la danse :

En hip-hop, on rencontre différents types de mouvements de danse. Il y a des mouvements que l'on fait debout et d'autres que l'on fait au sol. De nombreux mouvements sont inspirés d'autres disciplines comme le mime, la capoeira, ou encore inspiré de pionnier comme Mickaël Jackson, James Brown…

Après New-York, la danse hip-hop évolua ensuite dans différentes régions américaines incluant la côte californienne et d'autres manières de danser émergèrent au contact de la culture funk dans les années 80. On peut notamment citer le fait de bouger comme un robot et les mouvements de type electric boogaloo (une sorte de popping).

 

C'est à cette période que le hip-hop débarque en France. Les premiers relais médiatique sont des radios telles que Radio Nova ou Carbone 14. Puis en 1984, TF1 diffuse l’émission « HIP HOP », animée par Sydney (un Dj antillais amateur de funk). C’est la première émission télévisée dédiée à la culture hip hop. C’est un grand succès. Sydney reçoit des invités américains, organisait des battles (appelées défis dans l’émission) et donne des cours de danse ou djing par l’intermédiaire d’acteurs du mouvement.

Cette émission a permis la popularisation du hip-hop (aujourd'hui appelé "old school") et amené beaucoup de jeunes à s'entraîner chez eux, dans les rues ou à l'école.

Depuis, de nouveaux styles sont apparus comme la House dance, le Krump, le New style, la Hype, le Top Rock, la waaking, le L.A. Style …

 

 

Les différents styles de danses Hip Hop :

-  Le Locking :

Le locking, est la plus ancienne des danses hip hop. On reconnaît cette danse à ses mouvements de bras caractéristiques : les pointings, les “roulés“ de poignets et du bassin. Appelé aussi Campbellocking, cette danse est née au début des années 1970 en Californie pendant l'ère de la funk/soul. Don Campbell, le créateur de cette danse s'est inspiré des danses qui se pratiquaient en clubs et par les mouvements acrobatiques des danseurs de claquettes et a créé le “Campbellocking”, une danse basée sur l’improvisation et la spontanéité, un style généreux et joyeux. Cette danse va être très vite popularisée grâce à l’émission Soul Train. Don Campbell avec d'autres danseurs comme "Campbellock Jr" Pope entre autres, se réuniront dans des boites de nuit pour s'y échanger des pas et des mouvements.

Les mouvements  les  plus  courants  dans  le  locking sont le "lock" (verouillage, fermeture articulaire des coudes et poignets), "up and lock", "wrists rolls" (rotation des poignets), "pace" (pouls, prise de rythme), " pointing" (pointer une direction du doigt), "skeeter rabbit", "which a ways",  "scooby doo" et autres... Don et son partenaire vont voyager dans le monde avec le Soul Train Gang. Peu de temps après, Don créé un groupe de lockers : les « Campbellock Dancer » puis les « Lockers » qui seront les pionniers de cette danse.  Le locking se répandra ensuite de Los Angeles jusque dans les banlieues et à travers tout le pays.

 

- Le popping : Au début des années 70, toujours sur la côte ouest, mais cette fois-ci en pleine campagne à Fresno, Boogaloo Sam, un jeune afro-américain, crée le pop et le boogaloo dans son garage. Un style plus personnel que le lock, et surtout plus nerveux, qui s’apparente parfois à la danse du robot. Son élégance apparaît souvent jusqu’au costume trois pièces et aux souliers cirés que portaient ses danseurs de l’époque. Il s’agit de faire “pop“ avec tous les muscles de son corps en rythme et en dansant ! Effectivement, il s'agit d'une alternance de contractions et de relâchements  musculaires. Différentes techniques existent : le boogaloo, le waving, robotique, sliding... ou le tétris...  Sam crée le groupe mythique des Electric Boogaloos, danseurs emblématiques de Michael Jackson entre autres. Ils dansent dans Beat it, Thriller, History… et l’initie aux danses hip hop.

 - Le Breakdance ou Bboying : Le break dance, ou breakdance, ou break, ou bboying, est un terme utilisé pour désigner un style de danse développé à New York dans les années 1970 au sein d’une culture naissante, le hip hop. Le break dance est caractérisé par son aspect très acrobatique ainsi que des figures au sol (appelées passe-passe). Les danseurs de break dance sont de vrais athlètes qu’on surnomme  breaker ou b-boy, et b-girl quand il s’agit d'une femme.

 - Le Top Rock : Ce style est originaire des trottoirs du Bronx et de Brooklyn du début des années 70. Il s’agit de mouvements de préparation debout avant de descendre au sol. Certains trouvent que les mouvements ressemblent à des pas de salsa, mélangés à certains pas de danse africaine et de claquettes. Issu de la culture b.boying, aussi appelé break, ce style dégage une énergie bien différente de celles des autres styles lock, pop, house et new style. L’attitude plus dure et les pas plus marqués dans le sol, caractérisant la violence des ghettos new yorkais de l’époque, l’assimile parfois à une danse de combat.  Un groupe mythique des années 80 symbolise ce style qu'ils mélangent au break : les Rock Steady Crew.

- La Hype : Il y a beaucoup de mouvements sautés ou le danseur dégage la sensation de rebondir au sol. La hype joue avec les épaules et des sauts sur place alors que le poids du corps se déplace rapidement mais souplement d’avant en arrière ou de droite à gauche. Il s'agit d'une danse très cardio où les contacts avec le sol sont très marqués.

  - La House : Alors que la culture hip hop envahit le monde au début des années 80, à New York le mouvement s’essouffle. La violence des gangs a pris le dessus sur l’art. Les quelques résistants trouvent refuge dans les soirées house music, musique électronique, qui s’installent à Détroit et Chicago.  Ils essaient alors leurs techniques hip hop sur des rythmiques complètement différentes et y mêlent les pas de base électro. C’est la naissance de la house dance qui contrairement aux autres danses hip hop, marquent ses temps en l’air et non dans le sol. Un style léger, bondissant et aérien, acrobatique parfois. En effet, la notion de rebond (jacking) est au coeur de style. Il se dégage une sensation de légèreté, d'apesanteur, on a l'impression que les danseurs effleurent le sol. Les danses africaines (afrohouse), latines, ainsi que les claquettes ont largement influencé cette discipline.

  - Waaking : Le waacking  né dans les années 1970 , s'inspirant de la musique Funk et Disco. Le waacking  est né dans les clubs gays de Los Angeles, les danseurs imitaient l'attitude et le glamour des actrices de l'époque. Il s'agit d'une danse très féminine, beacoup de poses et gestuelles maniérée où les bras sont prioritairement utilisés. (à ne pas confondre avec le Voguing)

 - Le Krump : Le Krump et ses mouvements énergiques (et paraissant empreints de colère) fait son apparition dans la région de Los Angeles dans les années 90. Les deux créateurs du krump sont Tight Eyez et Big Mijo (leaders de la troupe des Krump Kings). Son inspiration lui vient des danses tribales africaines. Le Krump est caractérisé par des pas et des mouvements d'une vitesse et d'une difficulté inégalée. Cette danse (non-violente malgré son apparence agressive due aux mouvements exécutés très rapidement, de la rage ou la colère qui peut se lire parfois sur les visages des danseurs de Krump que l'on appelle les "Krumpers") se veut représenter la "vie" et toute sa "jouissance", est également une danse tolérante. Les mouvements les plus courants sont : "Les stomps", " les chest-pop", "les arm swing" et "les sauts"... .

  - Le L.A. Style : Le L.A. Style s’est développé plus récemment dans la région de Los Angeles, mettant en avant les isolations (un peu comme en danse jazz). Il s'agit d'un style plus "commercial" et qui s'éloigne du monde de la rue puisqu'il est à présent enseigné dans les écoles de danse sous un angle technique. C'est ce style qu'on peut voir régulièrement dans les clips vidéo.

  - Le New Style : Les danseurs qui la pratiquent y intègrent des pas issus de tous les styles de danse debout et utilisent des mouvements au sol empruntés au break. C’est une danse en gestation dont les techniques sont celles des danses qu’elle associe. Les danseurs s'amusent en puisant dans tous les pas de danse existants et/ou en créant de nouveaux afin de produire des effets surprenants avec son corps, tout en apportant sa touche personnelle (son flow). Il existe une controverse qui oppose les danseurs « puristes » et ceux qui veulent se spécialiser dans le new style, car les premiers ne considèrent pas le new style comme une danse hip hop.

 -  Le Smurf : Le terme smurf vient du mot « Schtroumpf ». Il a été adopté à cause des danseurs qui portaient des gants blancs et des bonnets blancs comme les personnages de la bande dessinée. Ce style a été fondé sur un principe de dissociation des différentes parties du corps. En produisant des déplacements, des contractions et des ondulations des membres, de la tête ou du torse, les danseurs donnaient l’impression de se déplacer sans bouger ou de disloquer leur corps.

-  Le LiteFeet : d

 

 

Sources : Lez-arts-urbains.com, danceconnexion.com, juste-debout.com, nunsuko.com, passeursdedanse.fr, musique-en-scene.fr, ultradanse.com, Livre Le mouvement hip-hop (de Hélène Taddei-Lawson), magazine StarWax spécial Street Danse.

 

 


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